Oculus Rift : premières impressions

Ca y'est !

Après un peu plus de 3 mois d'attente, j'ai reçu mon Oculus...

Notons au niveau du délai, assez important, qu'ils ont été victime de leur succès. On ne s'improvise pas livreur à l'échelle mondiale comme ça.

De la même manière, Palmer, le boss de Oculus, devait signer toutes les lettres d'accompagnement lui-même. Il n'aura finalement signé que les commandes Kick Starter.

La qualité de mon appareil photo étant digne d'un épisode de Call of Duty, j'ai demandé à Samantha, une blonde à forte poitrine, de vous faire une petite démonstration de ce que le pack contient.

http://www.youtube.com/watch?v=9aHtmnFGarY

Mes premières impressions : c'est du plastoc, mais c'est bien foutu et très soigné. Il y a tous les dispositifs d'alimentation possible, y compris ceux des machines à laver dans les années 80 et assez de connectique pour répondre à vos besoins sans passer chez votre fournisseur de matériel informatique.

Je suis passé au montage. Annoncé comme étant très simple, excellente nouvelle : iil l'est.

 

Par contre, pour ce qui est du passage à l'ordinateur allumé, c'est autre chose. En l'occurrence, l'Oculus ne supporte qu'une résolution stricte de 1280×800.

Pour procéder, il faut passer son écran principal en 1280x800 et étendre l'affichage à la deuxième source (le Rift donc). Sur un écran 24 pouces, ça pique un peu les yeux.

Dans le coffret il y a une quadruple page qui vous explique vite fait à quoi ressemble un câble HDMI, qui vous explique longuement que si vous avez les yeux niqués c'est pas de leur faute et qui précise que si vous avez besoin d'autre chose, vous avez toujours le forum des développeurs. Je serais honnête : j'ai été m'inscrire après 30 secondes d'hésitation.

Le problème à ce stade c'est que vous avez votre écran avec une résolution pourrie, votre Oculus sur le front et peut être même votre casque audio sur la tête par dessus. C'est pas franchement agréable.

 

Maintenant, ce qui nous intéresse tous : l'Oculus en jeu !

Vous allez être surpris : j'ai essayé sur TF2.

Le module de calibration mis à disposition par Valve est très pratique et permet de ne pas trop loucher.

Par contre, aucun menu n'est lisible depuis le casque seul. Il faut sans arrêt passer du casque à l'écran. Je précise également que j'avais du mal à lire les menus sur mon écran 24 pouces tant les textes sont petits (vous divisez la taille de l'écran par 2 et vous ajoutez une marge qui fascinerait un banquier).

Et puis bon, on finit par arriver sur un serveur !

Premier regret, très amer celui-ci, c'est la qualité de l'image. En fait de résolution de 1280x800, il faut diviser pour chaque oeil, soit 640×800. Là où la version publique devrait faire le double...

Vous avez sans doute remarqué que dans la plupart des démos sur TF2 les types sont des branques qui découvrent le clavier et la souris ? Et bien... Malgré les 3000h de jeux que je possède sur TF2, je pense largement que c'est l'impression que j'ai donné aux autres joueurs du serveur.

J'ai commencé par un round en soldier. L'incapacité à viser m'a rappelé cette expérience datant de quelques années consistant à jouer à CSS avec une tablette graphique en guise de souris.

C'est pas compliqué : je joue aux FPS sur PC depuis 1998. Depuis 15 ans, mon cerveau s'est habitué à faire le lien (parfois pas terrible) entre le centre de mon écran et mon viseur... L'ennemi est bien au centre de mon écran hein, c'est juste mon viseur qui doit se balader du côté de la cuisine ou de la salle de bain !

J'ai réitéré en Heavy. Même problème de visée, et également problème de déplacement : en fait tant que vous regardez quelque part, c'est une question que vous ne vous posez même pas, mais là vous perdez l'information de la direction de votre tête, vous gardez les informations du type "où est mon curseur ?" ou encore "MAIS PUTAIN DE SPAILLE TU VAS ME LACHER OUI ???".

Du coup, voyant mes réflexes d'endive sous mon brillant cerveau d'éponge, j'ai senti que les ennemis commençaient à prendre un peu plus leurs aises. Et là, dernier problème : il est très difficile de bien évaluer la proche distance.

Un ennemi qui se rapproche est... trop proche... et c'est tout. J'ai fini par crever de peur en voyant un ingé se rapprocher de moi alors que j'étais heavy avec le minigun qui tournait... C'est pas compliqué : j'ai arrosé le mur à côté de lui et par contre j'ai super bien vu son fusil à pompe qui se rapprochait de ma grosse tête.

J'ai arrêté au bout de 10 minutes. Contraint et forcé par mon cerveau qui n'en pouvait plus. J'espérais faire partie des rares chanceux qui n'éprouvent aucune sensation de gêne, mais j'ai plutôt été faire une longue pause sur le balcon histoire de prendre l'air...

Mes conclusions...

Les sensations sont immédiates. Sont-elles bonnes ? Pas toujours.

Ce n'est qu'un début bien entendu et je pense déjà retenter l'expérience sur HL2. Le portage est semble-t-il moins bon, mais devrait poser moins de problème en termes de stress.

 

Un premier verdict : comme le nom "kit de développement" le sous-entend, c'est un produit assez ardu à prendre en main et peine sur certains aspects, principalement la résolution.

En y réfléchissant hier soir, je pense que la réalité virtuelle n'aura pas son essor dans les jeux multi mais bien au contraire dans les jeux solos. Un autre élément : je ne pense pas que TF2 qui date de 2007 soit le meilleur client pour l'Oculus et j'attends beaucoup des jeux qui seront spécialement développés pour exploiter au mieux la réalité virtuelle.

Ajouter vos commentaires

Poster un commentaire en tant qu'invité

0
Vos commentaires sont soumis à la modération de l'administrateur.
conditions d'utilisation.
  • Aucun commentaire trouvé